-
Il n’y a pas lieu
de poursuivre un traitement par un AINS lors de rémissions complètes des
rhumatismes inflammatoires chroniques et en dehors des périodes
douloureuses des rhumatismes dégénératifs.
-
Il n’y a pas
lieu de poursuivre un traitement par un AINS au-delà d’une période de
une à deux semaines dans les lombalgies aiguës et/ou lombo-sciatalgies
aiguës et dans les rhumatismes ab-articulaires en poussée, sans une
réévaluation clinique.
-
Il n’y a pas
lieu d’associer un anti-ulcéreux (misoprostol ou oméprazole d’après
l’AMM) à un AINS à doses anti-inflammatoires sauf chez les sujets à
risque digestif pour lesquels cette association constitue l’une des
précautions possibles.
-
Il n’y a pas
lieu de prescrire un AINS à des doses supérieures à celles préconisées.
-
Il n’ y a
pas lieu de prescrire un AINS par voie intramusculaire au-delà des trois
premiers jours de traitement, la voie orale prenant le relais. La voie
parentérale ne diminue pas le risque digestif, comporte des risques
spécifiques et n’est pas plus efficace dépassé ce délai.
-
Il n’y a pas
lieu d’associer deux AINS par voie générale, y compris l’aspirine (sauf
aux doses faibles à visée anti-agrégantes plaquettaires). Ceci
s’applique aussi bien aux autres AINS qu’ils soient employés en tant
qu’antalgiques, antipyrétiques ou anti-inflammatoires.
-
Il n’y a pas
lieu, en raison du risque hémorragique, de prescrire un AINS chez un
patient sous anti-vitamine K, sous héparine ou ticlopidine.
-
Il n’y a pas
lieu, particulièrement chez le sujet âgé, en raison du risque
d’insuffisance rénale aiguë, de prescrire un AINS à un patient recevant
un traitement par inhibiteur de l’enzyme de conversion, diurétiques ou
antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, sans prendre les
précautions nécessaires.
-
Il n’y a pas
lieu d’associer un traitement AINS à la corticothérapie, sauf dans
certaines maladies inflammatoires systémiques évolutives (lupus
érythémateux disséminé, cas résistants de polyarthrite rhumatoïde,
angéites nécrosantes,…).